Roland-Garros reporté, l’Euro 2020 décalé, les JO en danger, salles de sport fermées, boom des commandes en ligne …

Le Covid-19 et le confinement ont fortement impacté la pratique du sport en général : tant les athlètes de haut niveau que les particuliers.  Ils ont également touché toute la chaîne économique sportive.

Faisons un état des lieux du sport français et étudions ses perspectives après cet épisode de paralysie générale.

Intéressons-nous d’abord à l’impact sur l’entraînement des sportifs de haut niveau. Ces derniers n’ont pas été épargnés par le confinement et ont dû se plier aux mêmes règles que tous les français et s’entraîner à domicile ou avec la limite d’une heure par jour jusqu’à un kilomètre de leur lieu de résidence. 

Ce n’est que récemment que la situation s’est améliorée pour eux. En effet, les athlètes de haut niveau, les professionnels, les sportifs Espoirs et ceux des collectifs nationaux ont été autorisés le lundi 11 mai à reprendre l’entraînement dans des établissements couverts. Cette mesure exclut les pratiquants de sports collectifs et de combat. 

Le Covid-19 a eu un impact sur les conditions physiques mais aussi psychologiques des sportifs. En effet, même dans le cas des sports individuels, l’athlète évolue au sein d’un groupe qui constitue un puissant moteur de motivation. Il faut aussi noter que le niveau de pratique d’activité physique des sportifs structure leur quotidien. Ces derniers ont donc vu leur routine s’effondrer. Mais nous ne doutons pas du fait qu’ils ressortiront plus forts de cette parenthèse !

Le Covid-19 a également bousculé la pratique du sport pour de nombreux français. En effet, qui n’a pas regardé un Live sportif sur Instagram ! Les sports qui sont les grands gagnants du confinement sont : le fitness, le yoga, la course à pied, la musculation et le vélo d’appartement. 

Par ailleurs, la crise sanitaire a également modifié les habitudes de consommation. En effet, selon un sondage d’OpinionWay, au moins 43% des français souhaiteraient changer leur mode d’achat d’articles de sport en privilégiant les plateformes d’e-commerce. Seuls 20% d’entre eux choisissent de rester sur le format classique, soit l’achat d’un produit dans un magasin spécialisé ou généraliste, comme Décathlon ou Intersport.

La modification de consommation d’articles de sport n’est qu’un maillon de la chaîne économique du sport mais relève bien que tout cette dernière a été impacté par la crise sanitaire. Selon une étude de la BPCE, en France, le secteur sportif pèse 77 milliards d’euros et 150 000 emplois. Depuis le début de la pandémie du COVID-19, il connait la pire crise de son histoire. 

 

Dans le monde, tous les événements amateurs comme professionnels sont annulés ou reportés. Les conséquences économiques sur le secteur seront donc lourdes, et aujourd’hui personne ne peut réellement planifier un calendrier sportif pour l’année 2020 et 2021.
L’un des plus grands événements sportifs mondiaux, les JO de Tokyo, est déjà reporté à 2021.

Concernant les clubs de haut niveau, qui sont de réelles entreprises, ils n’ont pas eu de rentrées financières. De plus, les sponsors vont être frileux pour maintenir leurs soutiens aux clubs malgré des contraintes en termes d’assurance. Dans le foot, les droits TV représentent environ 36 % du chiffre d’affaires d’un club, selon DNCG. Pour le championnat français, Canal + et BeIN Sport, les deux diffuseurs, ont gelé les versements des droits. L’impossibilité de jouer tous les matchs de la saison va avoir des conséquences sur le chiffre d’affaires des clubs qui ne pourront pas se rattraper sur les revenus de billetterie, l’interdiction de fréquentation des stades devant se prolonger jusqu’à la fin de l’été.

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